Voir, dans notre rubrique en anglais "Sondage délibératif et médias", un ensemble de vidéos tirées de précédentes expériences
Pour en savoir plus sur le sondage délibératif et les expériences en cours, le site du « Center for Déliberative Democracy » (en anglais)
"tssss vous êtes jaloux, moi mon père il a été sélectionné :p il a reçus la lettre hier. et puis ils on pas le droit de faire des trucages !!!(...)"
30 septembre 2007,
by Juju


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Le sondage délibératif répond à une méthodologie scientifique rigoureuse et innovante qui combine deux techniques éprouvées, le sondage conventionnel et la délibération. Il nécessite un dispositif d’ampleur mobilisant une large palette d’acteurs et de moyens autour des étapes suivantes :
une enquête d’opinion quantitative sur un panel représentatif de citoyens, qui permet notamment d’établir un profil géographique et des tendances d’opinions
une délibération en connaissance de cause, à partir de groupes de discussion composés d’une sélection aléatoire de ces citoyens. Les citoyens, informés au préalable des tenants et aboutissants du problème posé, sont confrontés à des experts lors d’un événement commun dans un lieu donné, au cours duquel ils peuvent échanger de manière équilibrée sur les différents aspects de la question.
à la fin de l’événement, les citoyens sont à nouveau sondés. Les changements d’opinions intervenus sont analysés, puis les résultats obtenus sont communiqués au grand public, aux leaders d’opinion et aux décideurs.
La participation des médias et surtout de la télévision à la couverture de l’événement apportent par ailleurs une dimension particulière au sondage délibératif : le public et les décideurs sont engagés dans un processus qui offre transparence et visibilité, sa portée est accrue à l’égard du grand public, et les participants se voient responsabilisés et impliqués.
Souvent, l’expression de ces « opinions éclairées » remet en question les a priori quant aux priorités politiques des citoyens, que les sondages conventionnels ne sont pas en mesure de révéler. Ceux-ci se concentrent en effet sur l’immédiateté d’opinions privées et n’apportent pas de mise en perspective. Le sondage délibératif, au contraire, introduit la dimension du degré de connaissance des problèmes et ne se borne pas à une simple agrégation d’opinions individuelles. Il permet donc la formulation d’enseignements et de recommandations solides pour les décideurs.
Le concept du sondage délibératif est une marque déposée, qui appartient à leurs propriétaires, les professeurs américains James S. Fishkin et Bob Luskin. Ceux-ci sont associés étroitement aux expériences de sondage délibératif en tant que directeurs ou conseillers scientifiques. Le « label » est une marque de sérieux du processus. Les professeurs Fishlin et Luskin ont élaboré ce concept en 1988, au sein du « Center for Deliberative Polling » de l’Université du Texas, à Austin, qui est désormais rattaché à l’université de Stanford sous le nom de « Center for Deliberative Democracy ». Leur constat initial s’appuie sur ce les sciences sociales désignent par « l’ignorance rationnelle », c’est-à-dire le renoncement à s’informer sur un problème du fait de l’investissement individuel requis. Ce manque d’information participe de phénomènes individuels que les sondages conventionnels, très superficiels, ne mettent pas en lumière, et qui peuvent être source d’erreurs collectives.
« Chaque expérience menée jusqu’ici a permis de réunir de larges échantillons représentatifs dans un seul et même endroit. A chaque fois, on a observé de considérables changements d’opinions, statistiquement pertinents. Le résultat est un sondage avec un visage humain »
James S. FISHKIN, « Deliberative Polling : Toward a Better-Informed Democracy », Stanford University
La méthode du sondage délibératif a été utilisée à de nombreuses reprises dans différents pays.
Au Danemark, un sondage délibératif a eu lieu en 2000 avant le référendum national sur l’adoption de l’euro, les événements étant retransmis par la télévision nationale.
En Australie, le gouvernement y a eu recours pour éclairer les débats préalables aux référendums sur le maintien de la monarchie (1999) et sur la réconciliation avec les Aborigènes (2001). Les événements ont été diffusés par la télévision publique.
Aux Etats-Unis, la méthode sert à éclairer des débats locaux et nationaux. Des collectivités locales et des entreprises de service public l’utilisent pour l’amélioration des politiques publiques.
En Grande-Bretagne, 5 sondages délibératifs ont été menés, sous l’égide de la chaîne de télévision Channel 4.
En tout, plus d’une trentaine d’expériences ont été menées jusqu’ici (également en Chine, Italie, Irlande du Nord, etc.), certaines ayant même été systématisées.
Tomorrow’s Europe sera la première expérience de sondage délibératif à l’échelle transnationale, l’expérience au niveau d’un continent étant considérée par les spécialistes comme une dimension optimale de réalisation.
Bonjour,
Par ces lignes, je devine que l’on nous prépare un film, avec des acteurs choisis d’avance car il n’y a rien de bien précis dans tout cela. Par exemple, les critères de sélections ? milieux sociaux et âge des participants ?
De semblables rencontres sous diverses appellations existent déjà et nous constatons que les dés sont pipés,pour nous démontrer n’importe quoi.
QUI VOUDRA AVALER CES COULEUVRES ?
Désolé, pas moi. DBS DBS
"Merci de vos observations, quoique sceptiques ! La crédibilité du Sondage Délibératif repose sur 2 éléments cruciaux :
un échantillon de la population réellement représentatif. TNS Sofres, responsables de l’Eurobaromètre et nos conseillers scientifiques organisateurs de plus de 30 SD à ce jour la garantiront.
L’équilibre des informations. Je vous renvoie à une question précédemment posée par Gilles Raveaud concernant un autre article et à la fiche que nous publions à ce sujet.
Face à votre scepticisme, nous ne pouvons que vous inviter à continuer à suivre notre actualité et à prendre connaissance du processus et de ses résultats autour du weekend délibératif du 12-14 octobre. Nous ne voulons faire avaler de couleuvre à personne, nous voulons montrer que ces deux conditions peuvent être réunies pour compléter notre palette d’outils délibératifs citoyens de manière rigoureuse. A vous de juger !
"Si j’ai bien compris, pour participer aux 3 jours pour l’Europe, il faut avoir au préalable été sélectionné pour recevoir le sondage à remplir, puis être sélectionné (400) parmi les réponses reçues...
Vu la date avancée, je suppose que vos 400 individus sont déjà sélectionnés. Me trompé-je ?
"Marina, merci pour votre message. Il s’agit d’une question qui nous est fréquemment posée. Le sondage a été mené par les équipes de TNS Sofres et les participants sont sélectionnés par ce biais. Pour que l’expérience ai une haute valeur scientifique, il ne faut pas en effet que les 400 citoyens soient sélectionnés sur la base de leur motivation, mais sur la base de leur représentativité des citoyens européens. Ainsi, bien que je n’en sache rien (ces informations sont tenues confidentielles jusqu’au jour J), nous pouvons imaginer avoir un pêcheur Suédois, un boucher slovaque, une banquière chypriote ou encore un agriculteur bulgare... La connaissance des questions européennes n’est pas un préalable et la très grande majorité de ces personnes, comme c’est le cas de la majorité des Européens, n’ont pas de connaissance approfondie des questions qui seront abordées à Bruxelles en octobre.
Meric encore pour votre commentaire.
Bien cordialement
"